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Les morts de la guerre 14-18 à St-Hilaire

70 jeunes hommes sont cités sur le monument aux morts de Saint-Hilaire. Tués sur les champs de batailles de la première guerre mondiale ou des suites de leurs blessures, ils ont presque tous été enterrés dans les cimetières militaires de l’est et du nord de la France. Deux seulement sont inhumés à Saint-Hilaire.

Tous les poilus sont aujourd’hui décédés

"Il y a 90 ans, le 11 novembre 1918 à 11 heures, les clairons sonnaient le cessez-le-feu tout au long de la ligne de front, mettant un terme aux combats meurtriers de la Première Guerre mondiale. Exténuée par quatre années de souffrances, de deuils et de privations, la Nation toute entière laissait éclater sa joie.

Le 11 novembre 1918, la foule est en liesse dans la capitale. Au front, le canon s’est tu pour laisser place à un silence assourdissant. Incrédules, les combattants peinent à réaliser qu’à cet instant précis s’achève leur long cortège de souffrances.

Avec la joie des vainqueurs, contraste également la tristesse de tous ceux qui célèbrent cette victoire dans la douleur causée par la perte d’un proche. Pour les centaines de milliers de veuves et d’orphelins de cette Grande Guerre, le deuil succède au silence des armes." (Jean-Marie Bockel, Secrétaire d’Etat à la défense et aux anciens combattants)

70 morts à Saint-Hilaire

A Saint-Hilaire, beaucoup de familles ont été durement touchées. Un fils, parfois deux, quelquefois même trois étaient morts sur les champs de bataille dans l’Est de la France, quelquefois beaucoup plus loin, en Belgique, en Allemagne et même en Grèce pour l’un d’entre eux.

En 1919, comme dans la plupart des communes, il est décidé d’ériger un monument aux morts. Le conseil municipal, dans sa séance du 15 juin 1919, vote un crédit de 2000 Francs de l’époque "pour compléter la somme nécessaire à l’érection du monument aux soldats de la commune morts pour la France".

Sur les plaques de Saint-Hilaire, 70 noms sont inscrits. 43 des jeunes gens étaient nés à St-Hilaire. D’autres y vivaient. Pour certains, qui n’y avaient peut-être sans doute jamais vécu, les parents étaient venus s’installer dans la commune pendant les années de guerre.

Au pied du monument, de petites plaques métalliques avec une photo, presque effacées par le temps, nous rendent plus sensible le souvenir de ces jeunes gens.

Des jeunes, paysans pour la plupart...

Si les enfants d’aujourd’hui n’ont connu les soldats de 14 par la télévision que comme de vieux messieurs respectables, il faut qu’ils imaginent que ceux qui sont morts étaient des jeunes hommes, la plupart de moins de 25 ans. Ils ont été projetés loin de chez eux, dans un enfer difficile à imaginer. La plupart sont morts dans des conditions atroces. Certains ont disparu totalement, déchiquetés par les obus (comme Pierre Grosseau de la Carouere, dont le corps n’a jamais été retrouvé). Beaucoup sont morts directement sur le champ de bataille après avoir peut-être agonisé des heures sans que quiconque puisse les soulager. Le registre dit alors "Tué à l’ennemi". Certains ont pu être transportés à l’arrière et sont morts dans les ambulances, les hôpitaux de campagne ou ont pu arriver jusque dans les hôpitaux des villes. Ils sont morts des suites de leurs blessures ou ont contracté de graves maladies dans les conditions terribles où ils vivaient : fièvre typhoïde comme Jean-Marie Loquay ou tuberculose pulmonaire comme Jean-Marie Lambert. L’Abbé Ulysse Briand qui était à la bataille de Salonique a succombé pour sa part au paludisme.

Soldats sans grade, chair à canon en première ligne

La plupart de ces jeunes n’avaient pas fait de longues études et ont été enrôlés comme soldats de 2e classe. On peut imaginer leur désarroi et leur angoisse quand ils ont été projetés dans cet enfer.

Rares étaient les gradés. Au maximum, sergent, caporal ou sous-lieutenant pour deux d’entre eux.

Deux seulement sont enterrés à Saint-Hilaire

Tous ces hommes ont été inhumés dans les cimetières innombrables que l’on peut voir en traversant le nord et l’est de la France. La Bataille de la Somme, le plateau de Californie à Craonne, le Chemin des Dames en Champagne, autant de noms que l’on retrouve sur les bulletins de décès envoyés dans les communes. Mais les familles pouvaient demander le rapatriement des corps - à leurs frais - dans la commune où elles vivaient. Seules deux familles ont pu à Saint-Hilaire assumer le coût du transfert du corps de leurs enfants. Derrière le monument aux morts, deux tombes : celle de Georges Bâtard et celle de Pierre Bizeul.

La liste des morts

  • Jean-Marie Bachelier, né à St-Hilaire et décédé le 6/10/1914 à l’âge de 29 ans à Vailly dans le Pas-de-Calais.
  • Henri Barreau, né à Ste-Pazanne, décédé à Hébuterne dans le Pas-de-Calais des suites de ses blessures à l’âge de 26 ans.
  • Alphonse Batard, 1er cannonier servant, né à St-Hilaire et décédé à Verdun dans la Meuse des suites de ses blessures à l’âge de 26 ans.
  • Georges Batard, sous-lieutenant, né à St-Hilaire et « tué à l’ennemi » à Neuville-Saint-Vaast dans le Pas-de-Calais le 25/9/1915 à l’âge de 24 ans. Georges Bâtard avait fait des études de droit et était précepteur chez la duchesse d’Uzès. Son corps a été ramené à St-Hilaire où il est enterré derrière le monument aux morts.
  • Jean-Marie Bâtard, sous-lieutenant, né à St-Hilaire et « tué à l’ennemi » à Mesnil-les-Hurlus dans la Marne le 25/9/1915. Prêtre, il était vicaire à la Chapelle-Glain et avait béni le calvaire de la Robinière deux moisavant sa mort lors d’une permission.
  • Léon Baudu, né à St-Hilaire et tué à l’ennemi le 22/7/1915 à Barrenkopf en Alsace à l’âge de 20 ans.
  • Auguste Bertin, noté sur les plaques de Saint-Hilaire mais dont on ne trouve pas de traces dans le fichier des « morts pour la France » de l’armée.
  • Pierre Bizeul, caporal, né à Port-Saint-Père en 1885 et mort à Warloy-Baillon dans la Somme le 10/6/1915 des suites de ses blessures à l’âge de 30 ans. Son père, garde-chasse à la Vinçonnière (Chéméré) est venu s’installer au moment de la retraite dans le bourg de Saint-Hilaire, rue de l’Allée. Il a fait rapatrier le corps de son fils, enterré à saint-Hilaire derrière le monument aux morts. Ce dernier laissait une jeune femme et une petite fille.
  • Alphonse Boiveau, brigadier, né à St-Hilaire et décédé à Louppay dans la Meuse, des suites d’une maladie contractée au front le 11/10/1918, à l’âge de 32 ans.
  • Eugène Boiveau, né à saint-Hilaire et mort le 19/10/1917 des suites de ses blessures dans une ambulance dans l’Aisne. Il avait 33 ans.
  • François Bompais, né à Sérent dans le Morbihan et habitant la Combe à St-Hilaire. Il a été tué à l’ennemi à Challerenge dans les Ardennes, le 3/10/1918 à l’âge de 34 ans. Il laissait une femme et deux petites filles.
  • André Boué, né à St-Hilaire et mort à l’hôpital de Villers-Cotteret dans l’Aisne le 4/12/1914 d’une maladie contractée au front.
  • Jean-Marie Boué, né à St-Hilaire, et décédé à l’hôpital de Troyes dans l’Aube des suites de ses blessures le 19/8/1918 à l’âge de 21 ans.
  • Joseph Bourriaud, né à Arthon et tué à l’ennemi en Belgique le 19/8/1918 à l’âge de 38 ans.
  • Hyacinthe Briand, né à St-Hilaire et décédé au lazaret de Munster en Allemagne où il était prisonnier à l’âge de 23 ans.
  • Pierre Briand, né à St-Hilaire et tué à l’ennemi à Agny dans le Pas-de-Calais le 12/9/1915 à l’âge de 21 ans.
  • Abbé Ulysse Briand, infirmier militaire, né au Clion, et décédé à l’hôpital de Salonique en Grèce du paludisme le 3/8/1916 à l’âge de 31 ans.
  • Paul Chauvet, né à St-Hilaire et décédé à l’hôpital Exelmans de Bar-le-Duc dans la Meuse de maladie contractée au front.
  • Jean-Marie Coquenlorge, né à St-Hilaire et tué à l’ennemi à Mesnil-les-Hurlus dans la Marne le 30/10/1915 à l’âge de 34 ans.
  • Pierre Coquenlorge, né à St-Mars et tué à l’ennemi à Mesnil-les-Hurlus dans la Marne le 3/3/1915 à l’âge de 21 ans.
  • Désiré David, né à St-Hilaire, mort des suites de ses blessures à l’hôpital de Chalons-sur-Marne le 19/4/1917 à l’âge de 27 ans.
  • Henri Desfontaines, né à St-Hilaire et tué à l’ennemi à Neuville-saint-Vaast dans le Pas-de-Calais le 5/6/1915 à l’âge de 21 ans.
  • Ambroise Desfontaines, né à St-Hilaire et mort à Fère-Champenoise dans la Marne des suites de ses blessures le 8/9/1914 à l’âge de 22 ans.
  • Gustave Desfontaines, le frère des deux précédents, né à St-Hilaire, tué à l’ennemi à Douaumont dans la Marne le 7/3/1916 à l’âge de 25 ans.
  • Emile Dupin, né à St-Hilaire et tué à l’ennemi à Craonne sur le Plateau de Californie dans l’Aisne le 7/5/1917 à l’âge de 22 ans.
  • Jean-Marie Dupin, né à St-Hilaire et disparu sur le champ de bataille dans le secteur de Chaumont-Saint-Quentin dans les Ardennes le 27/8/1914 à l’âge de 23 ans.
  • Henri Dupont, né à St-Hilaire et vivant à la Carrouère, mort des suites d’un accident de service à Meaux en Seine-et-marne le 28/6/1918 à l’âge de 33 ans.
  • Pierre Jean Dupont, né à Chéméré et tué à L’ennemi à Craonne (Plateau de Californie) dans l’Aisne le 19/7/1917 à l’âge de 22 ans.
  • Clair Galais, né à Chéméré et tué à l’ennemi à Fontaine-Houyettes dans le Pas-de-Calais le 12/8/1915 à l’âge de 22 ans.
  • Julien Galais, né à St-Hilaire, décédé dans une ambulance au bourg de Comin dans l’Aisne le 16/4/1917 à l’âge de 32 ans.
  • Pierre Galais, né à St-Hilaire et mort à Mesnil-les-Hurlus dans la Marne des suites de ses blessures le 18/9/1915 à l’âge de 27 ans.
  • Victor Gallais, né à St-Hilaire et mort des suites de ses blessures à l’hôpital de Gien dans le Loiret le 22/1/1915 à l’âge de 24 ans.
  • Charles Gillet, né à St-Hilaire et tué à l’ennemi à Bézonvaux dans la Meuse le 23/12/1916 à l’âge de 19 ans.
  • Eugène Gouy, cité sur les plaques du monument de Saint-Hilaire mais on ne trouve pas de traces dans le registre officiel des « morts pour la France ».
  • Louis Grosseau, né à St-Hilaire à la Carouère et mort à l’hôpital de Chalons-sur-Marne d’une méningite tuberculeuse contractée à l’armée le 16/5/1916 à l’âge de 21 ans.
  • Pierre Grosseau, né à St-Hilaire et frère du précédent, disparu au combat à Oulches dans l’Aisne le 27/5/1918 à l’âge de 20 ans.
  • Hilaire Guérin, né à St-Hilaire et tué à l’ennemi à Bézonvaux dans la Meuse le 5/5/1917 à l’âge de 22 ans.
  • Joseph Guérin, né à St-Hilaire et tué à l’ennemi à Fricourt dans la Somme le 29/9/1914 à l’âge de 22 ans.
  • Augustin Guérin, né à St-Hilaire et mort à Blercourt dans la Meuse des suites de ses blessures le 21/4/1918 à l’âge de 29 ans. Il était cannonier servant.
  • Charles Guilbaud. Il est noté sur les plaques de St-Hilaire mais aucun des Charles Guilbaud morts à la guerre ne semble avoir de rapports avec St-Hilaire. Il reste des recherches à faire pour cette victime.
  • Henri Guilbaud, né à Rouans, Tué à l’ennemi à Verdun dans la Meuse le 12/6/1916 à l’âge de 26 ans.
  • Jean-Marie Guilbaud, né à Rouans, mort à l’hôpital de Compiègne dans l’Oise des suites de ses blessures le 30/10/1914 à l’âge de 28 ans.
  • Théodule Guilbaudeau, né à Chéméré et tué à l’ennemi à Saint-rémy Blanzy dans l’Aisne le 20/7/1918 à l’âge de 32 ans.
  • Felix Guillou, né à Chéméré et mort des suites de ses blessures à l’hôpital d’Amiens le 26/6/1915 à l’âge de 34 ans.
  • Pierre Imbert, né à Bourgneuf et mort des suites de ses blessures à Amiens dans la Somme le 9/6/1915 à l’âge de 30 ans.
  • Victor Julou, né à Nantes et tué à l’ennemi à Lenharrée dans la Marne le 8/9/1914 à l’âge de 23 ans.
  • Jean-Marie Lambert, né à St-Hilaire et mort de la tuberculose à l’hôpital militaire de Paris le 14/2/1915 à l’âge de 23 ans.
  • Pierre Lambert, né à St-Hilaire et tué à l’ennemi à Verdun dans la Meuse le 19/4/1916 à l’âge de 30 ans.
  • Julien Lebreton, né à St-Hilaire à Sauzou, mort dans la Somme des suites de ses blessures le 29/9/1916 à l’âge de 26 ans.
  • Louis Lebreton, frère du précédent, né à sauzou à St-Hilaire, tué à l’ennemi à Neuville-Saint-Vaast dans le Pas-de-Calais le 22/6/1915 à l’âge de 23 ans.
  • François Loizeau, né à Bourgneuf, mort à l’hôpital d’Amiens des suites de ses blessures le 25/6/1915 à l’âge de 22 ans.
  • Jean Alexandre Loizeau, né à Bourgneuf, tué à l’ennemi à Angres dans le Pas-de-Calais le 12/10/1915 à l’âge de 24 ans.
  • Jean-Marie Loizeau, né à Bourgneuf, tué à l’ennemi à Thiaumont dans la Meuse le 12/6/1916 à l’âge de 23 ans.
  • Jean-Marie Longépé, mort de maladie en captivité à Gardelegen en Allemagne le 8/4/1915 à l’âge de 24 ans.
  • Jean-Marie Loquay né à Saint-Hilaire (la Ville-Maurice) et mort de typhoïde à l’hôpital Exelmans de Bar-le-Duc dans la Meuse le 13/4/1915 à l’âge de 39 ans.
  • Jean-Marie Louerat, né à St-Hilaire, tué à l’ennemi au Mont-Cornillet dans la Marne le 30/4/1917 à 20 ans.
  • Pierre Louerat, né à St-Hilaire, tué à l’ennemi à Badonvillers en Meurthe-et-Moselle le 24/6/1918 à l’âge de 20 ans.
  • Joseph Michaud, né à Fresnay et tué à l’ennemi à Hébuterne dans le Pas-de-Calais le 8/6/1915 à l’âge de 30 ans.
  • François Morisson, né à St-Hilaire, mort de maladie contractée au front le 13/1/1917 à l’âge de 27 ans.
  • Pierre Paré, né à St-Hilaire (Maubusson) et tué à l’ennemi à Estrées dans la Somme le 20/7/1916 à l’âge de 29 ans.
  • Augustin Pinson, né à St-Hilaire (Noyeux) et tué à l’ennemi à Neuville-Saint-Vaast le 17/6/1915 à l’âge de 26 ans.
  • Joseph Pipaud, né à St-Hilaire, mort des suites de ses blessures à Somme-Tourbe dans la Marne le 6/9/1915 à l’âge de 26 ans.
  • Louis Potet, né à St-Hilaire (La Richerie), tué à l’ennemi à Mesnil-les-Hurlus dans la Marne le 24/10/1915 à l’âge de 32 ans.
  • Fernand Poyvre, né à Naillers (Vendée), tué à l’ennemi à sainte-Marie à Py dans la Marne le 30/9/1918 à l’âge de 35 ans.
  • Jean Renaud, né à Ste-Pazanne, tué à l’ennemi à Cauroy dans la Marne le 16/5/1917 à 24 ans.
  • Jean-françois Roland, né à Chéméré, tué à l’ennemi à Souain dans la Marne, le 25/9/1915 à l’âge de 21 ans.
  • Abbé Elie Rondeau, sergent, né à Saint-Hilaire et tué à l’ennemi à Estrées dans la Somme le 19/7/1916 à l’âge de 25 ans.
  • Louis Salaud, né à Paulx et tué à l’ennemi à Sainte-Catherine-les-Arras le 27/6/1915 à l’âge de 31 ans.
  • Firmin Voyau, né à Chéméré et tué à l’ennemi à Souain dans la Marne le 25/9/1915 à l’âge de 21 ans.

Vous trouverez ci-dessous les bulletins de décès établis par l’armée et transmis dans les communes de résidence des "morts pour la France". N’hésitez pas à inscrire ci-dessous les informations complémentaires que vous auriez sur tel ou tel.

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6 Messages de forum

  • Saint-Hilaire et la guerre 14-18
    Le 10 novembre 2008 à 22:00 , par Mireille LOQUAIS

    C’est vraiment important d’avoir mené cette recherche et mis en ligne les bulletins de décès de chacun des soldats. Les évoquer un par un est une belle manière de rendre hommage à ces hommes sacrifiés.
    Ne pourrait-on pas prolonger le sujet avec la diffusion d’extraits des courriers des soldats à leurs familles, si on en possède ?
    Enfin, je voudrais exprimer mon espoir, mon souhait que toutes ces commémorations du 11 novembre 1918, dans chaque commune de France soit aussi l’occasion de réfléchir à la bêtise des guerres...

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  • Saint-Hilaire et la guerre 14-18
    Le 12 novembre 2008 à 23:00 , par Gérard Pineau

    Merci pour cet hommage à nos compatriotes morts à la guerre 14 - 18.

    Il y a eu 70 morts : sait-on combien il y a eu de mobilisés, de blessés, de prisonniers ? La commune a payé un lourd tribut.
    Enfant, je me souviens avec quelle ferveur, mon grand père Pierre Pineau et son ami Camille Batard entretenaient la mémoire de leurs camarades. Chaque année, à la cérémonie du 11 Novembre, Camille Batard citait les noms de ces soldats devant le monument aux morts. Les enfans des écoles avec la population présente les saluait d’un : "Mort pour la France" !

    Pendant cette guerre, les femmes aussi ont eu la vie dure, alors que leurs hommes étaient à la guerre, nos courageuses grand’mères s’occupaient seules de la ferme et des enfants.

    Je pense à mes grands oncles :
    Michel Gouard des Renardières à Chéméré qui nous parlait du Chemin des Dames,
    Eugène Thomas de Sainte Pazanne, tué à l’ennemi à La Fère Champenoise le 7 septembre 1914, laissant sa femme élever leurs deux petites filles.
    Abel Delatte, maître pointeur au 261 ème régiment d’artillerie, mort le 21 aôut 1918 à l’ambulance à Villers Cotterets de plaies multiples et blessures de guerre, intoxiqué à l’ ypérite. Il venait de se marier avec Angèle, la vie leur souriait, la guerre a tout brisé.

    Le journal rend compte ce matin des cérémonies du 11 Novembre dans les communes voisines. On y voit plusieurs groupes d’enfants. Pourquoi ne pas continuer d’ associer les enfants des écoles à cette cérémonie ? Ce serait l’occasion de faire passer auprès d’eux un message de paix entre les peuples, principal enseignement du sacrifice de nos aieux.

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  • Saint-Hilaire et la guerre 14-18
    Le 15 novembre 2008 à 15:50 , par Mariannick Stanković (Loquais)

    C’est très intéressant de retracer toute l’histoire de St Hilaire et de nos ancêtres. J’ai beaucoup voyagé dans l’est de la France, en Belgique et en Allemagne où l’on y trouve aussi des listes interminables de jeunes soldats morts tantôt sur le front est, tantôt sur le front ouest… Quelle bêtise !

    Je ne savais pas que mon arrière grand-père, Pierre Bizeul, faisait partie des deux seuls corps rapatriés. Il me semble par contre, qu’il soit décédé en 1915 (comme indiqué sur le bulletin de décès) et non en 1905 (comme indiqué sur la liste des morts). Ça doit être une faute de tape.

    En tout cas, je tiens à vous féliciter pour ce beau travail de commémoration !

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  • Saint-Hilaire et la guerre 14-18
    Le 9 mai 2009 à 18:33 , par Petauton

    Mes GP et gds-oncles ont tous fait 14-18, comme toute leur génération : les bigleux, les cardiaques, les territoriaux ...tous ont fini au front. Ds mon village natal de l’Allier 34 morts (dont 10 enfants assistés de la Seine élevés au village) pour environ 600 h. (et 7 autres qui y sont nés ou y ont habité qui ne figurent pas sur le monument)(je n’ai pas réussi à retrouver les archives de la correspondance de la commission municipale chargée de faire la liste et des autorités militaires mais mon père m’a dit qu’il y avait eu débat. Trois parmi les 34 n’ont pas la mention "mort pour la France" car ils sont morts, suites aux gaz inhalés (ils ont été reconnus gazés) ; l’un a été envoyé travailler ds une mine de fluorine, les deux autres renvoyés chez eux et ils y sont morts ds d’horribles souffrances. La France ne leur a pas accordé la mention mais a accordé à leurs enfants celle de pupilles de la nation et à leur veuve celle de veuve de guerre. Le ministère devrait faire un effort pour les inscrire sur son site. Mais 100 ans après ça semble encore trop demander au ministère. Les associations d’anciens combattants ne doivent pas consulter souvent les sites officiels ...Un autre mort au Vietnam n’a pas non plus la mention ; peut-être la colonie n’était pas considérée comme "front de guerre".
    Ds le village nous avons fait une très grande expo en nov 2008 avec un succès incroyable
    Si vous m’envoyez une adresse email je vous enverrai à mon tour qqs photos de l’expo et qqs pages du livre que nous faisons
    geneviève Petauton

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  • Saint-Hilaire et la guerre 14-18
    Le 17 décembre 2009 à 14:37 , par Loquais François

    François Loquais
    Pierre BIZEUL est mon grand père, il est enterré derrière le monument au mort, lorsque Grand Mère Bizeul est décédé elle n’a pas pu ètre enterré avec son mari Pierre Bizeul.
    Les souffrances de cette guerre sont innombrables et pour beaucoup elles l’ont été dans le respect et le silence. La séparation est j’imagine l’une des souffrances des plus profondes.
    Un souvenir pour nos chers disparus.
    François Loquais

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