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Quand les marguilliers battaient la campagne pour la Gui-l’An-Neuf du 1er janvier
Dossier sur une tradition qui a marqué la paroisse pendant des siècles
Le 1er janvier a été pendant longtemps à Saint-Hilaire la date de la Guillanneuf. On vendait aux enchères dans la cour de l’école des filles (actuelle école sainte-Thérèse) ou dans l’ancienne classe de l’école publique derrière la mairie le produit de la quête en nature ramassée en novembre et décembre par les marguilliers nouvellement nommés qui prenaient leur charge officielle le premier dimanche de l’année.
On se reportera au texte d’Eloi Guitteny pour comprendre l’importance du rôle des marguilliers avant même la Révolution. Au XIX, les choses avaient déjà changé et la lecture du registre paroissial de Saint-Hilaire écrit à la toute fin du XIXe refait le point sur cette tâche toujours très honorifique.
Nous reproduisons aussi un texte signé de Maurice Ortais, publié dans le bulletin communal de janvier 1996 qui rapporte la coutume des marguilliers aux alentours des années 50
Avec Marguerite Thibaud (Commission Patrimoine du Conseil des Sages), nous avons pu reconstituer la liste des marguilliers de Saint-Hilaire depuis 1805. Plusieurs y retrouveront leurs aïeux. Nous avons quelques années lacunaires, dans la période la plus récente, où les curés étaient moins attentifs à la tenue de leurs registres. Si certains d’entre vous peuvent nous aider à combler les manques, nous les en remercions par avance.
Il existe encore dans certaines maisons, un petit 45 tours intitulé "Folklore en péril" où Le père André Thibaud, le forgeron installé au bas de la rue de l’Abreuvoir, Pierre Briand, cultivateur à la Boule et François Gantier, cultivateur à la Bouge chantent la chanson de la Guillanneuf accompagnés à l’accordéon par Joseph Thibaud. Vous pouvez l’écouter ici.
Ils ne chantent qu’une partie des couplets de la chanson de la Guillanneuf. Nous avons retrouvé à plusieurs endroits des couplets de cette chanson. Aucune copie ne les répertoriait tous. Nous avons essayé ici de les regrouper. Ils sont nés de l’inventivité des marguilliers, qui devaient composer au gré des circonstances, des couplets adaptés à la situation. Merci à Jeanne Thibaud et à Marie-Paule Louerat pour leur contribution.
Les anciens marguilliers, leurs enfants aussi se souviennent des liens très forts qui unissaient les marguilliers. C’était comme des membres d’une même famille. On invitait toujours les consorts marguilliers au mariage de ses enfants et pour les grandes occasions ; Il en restait des liens entre les enfants qui avaient souvent passé des veillées d’hiver ensemble.
La lecture de la liste des marguilliers montre une sur-représentation de certaines familles alors que d’autres - dont on peut pourtant penser qu’elles étaient proches de l’église - sont totalement absentes. Quelqu’un a-t-il une explication ?
Nous avons publié deux photos de groupes de marguilliers :
- ceux de 1995 (archives de Jean-François Bâtard)
- ceux de 1977 (archives de Guy Bâtard)

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