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Pierre Sorin : engagement dans le milieu agricole

Au retour du service militaire, Pierre Sorin travaille sur la ferme familiale. Au décès de son père, il est appelé à le remplacer, y compris dans ses engagements. Au Crédit Agricole pour commencer. Avant de contribuer fortement à la formation des jeunes ruraux à leur métier d’agriculteur.

En 1957, alors qu’il est rentré depuis quelque temps de Tunisie où il a effectué son service militaire, son père décède. Ce dernier était administrateur de la Caisse de Crédit Agricole d’Arthon, la première dans le secteur. On demande alors à son fils de le remplacer, ce qu’il accepte. Mais une Caisse va se monter à Sainte-Pazanne et c’est à celle-là que les agriculteurs de Saint-Hilaire vont adhérer. Pour Pierre, la participation à la Caisse d’Arthon n’a plus grand sens puisque les dossiers sur lesquels il pourrait intervenir se traitent à Sainte-Pazanne. Il démissionne donc de son poste et va investir ses forces dans un domaine qu’il sait important : celui de la formation des jeunes qui se destinent à l’agriculture, ce qui était alors encore la règle pour la plupart de fils de paysans.

Des cours agricoles vont voir le jour à Saint-Hilaire pour les garçons. Installés à l’étage de la mairie, les garçons s’inscrivent en grand nombre - ce qui permet à leurs parents de percevoir des Allocations Familiales.

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Mais très vite une opportunité se présente : celle de l’achat des bâtiments de la Baronnerie utilisés jusque là par la ville de Nantes pour des colonies de vacances. Pierre, vice-président de l’association s’investit dans le dossier et le secteur va bientôt disposer d’une Maison Familiale où les jeunes bénéficieront d’une formation en alternance qui a rapidement montré son efficacité.

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Il faut noter pour finir que seuls les garçons pouvaient bénéficier de cette formation. Les filles étaient encouragées à fréquenter l’école ménagère où on leur apprenait à bien tenir leur maison et à élever des enfants. La formation professionnelle n’apparaissait pas alors comme une nécessité pour les filles.

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