Mémoires d’habitants > Tranches de vie > Mme Daniaud, 98 ans, vit seule chez elle
Habitante de Saint-Hilaire depuis 43 ans, Mme Daniaud vit une retraite paisible dans sa maison de la Tartouzerie.
Mme Daniaud est née en 1912, le 26 janvier. Le jour de son dernier anniversaire, deux voisines et amies étaient venues lui rendre visite, Madeleine Lambert, qu’elle connait de longue date et qui habite tout près et Odile Beillevaire du village voisin de la Milsandrie. Ce fut l’occasion de réveiller quelques souvenirs après avoir parlé de la vie d’aujourd’hui.
Seule à la maison
Sa vie d’aujourd’hui est bien organisée. Les aide-soignantes passent chaque jour mais elle fait toujours elle-même son lit et sa cuisine. Elle n’est pas embarrassée pour préparer une blanquette ou un pot-au-feu si enfants ou petits-enfants viennent lui rendre visite !
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- Une vie bien organisée, rythmée par les visites.
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La petite maison du Pont-Béranger au début des années 30
Sa vie n’a pas toujours été facile. Née à Chéméré, elle est venue habiter un moment le Pont-Béranger après son mariage. Son mari, qui était domestique dans les fermes avant de partir au régiment ne voulait plus de ce travail quand il est revenu. Il s’est alors fait embaucher à la carrière après son mariage en 1933. Deux pièces et rien de plus. Les vélos, la barrique et le tas de bois devaient trouver place à la maison !
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- Juste un toit !
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Couturière.. et mère de famille
Elle avait appris le métier de couturière chez une tante à Rouans. Elle se rendait chez les gens en journée pour fabriquer pantalons et chemises. C’est ainsi qu’elle a connu la petite Madeleine Guilbaud-Lambert quand elle allait travailler à la Michellerie. Plus tard, son mari a trouvé un emploi de cantonnier sur la voie ferrée et a gravi les échelons. Il a été affecté successivement à Saint-Père-en-Retz ; elle est alors allée travailler chez le Père Bertin, de deux mois son aîné, et qui vit également seul dans sa maison à Saint-Hilaire ; puis à Pontchateau et enfin au Clion. La famille avait un carré de vigne vers la Tartouzerie et son mari a cherché une petite maison dans les environs pour pouvoir travailler plus facilement à sa vigne. C’est ainsi qu’ils sont arrivés à la Tartouzerie en 1963. Elle raconte ici un souvenir de sa vie de couturière quand elle partait avec ses deux aînées en journée à Saint-Père-en-Retz : 6 km à pied, autant pour revenir, la cueillette de l’herbe pour les lapins sur le chemin du retour...
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- Pas d’autre solution que d’emmener les enfants avec soi au travail !
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