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Les moulins ont toujours eu une grande importance dans nos régions. D’abord construits sur les ruisseaux ils ont été remplacés par les moulins à vent perchés sur les hauteurs. La chronique d’Eloi Guitteny est lue par Jean Lebreton.
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- Jean Lebreton lit la chronique d’Eloi Guitteny sur les moulins
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Traduction
Dans notre région, vers l’an 1000, les ruisseaux, c’était des vraies rivières. Nos ancêtres qui n’étaient pas des imbéciles construisaient des barrages et de grands fossés pour retenir l’eau. Cela faisait un lac qui faisait tourner une grande roue qui entraînait les meules du moulin. Comme ça, ils avaient de la farine et du pain.
Chez nous, on en voit encore deux, le moulin Guillou et celui de Maubusson qui est lui sur un petit ruisseau à sec neuf mois par an mais cela n’a pas été toujours le cas.
Il y a 4 ou 500 ans, les Chinois avaient inventé des moulins entraînés par le vent. Nos anciens qui ne pouvaient plus à ce moment-là faire tourner les meules avec les ruisseaux ont cherché des buttes bien exposées au vent, - pas à côté des ruisseaux qui eux coulent dans les creux - et ils ont fait comme les Chinois.
Il n’en manquait pas de ces moulins dans notre pays où le vent de galerne souffle si fort.
Mais pour monter ces moulins, pour les réparer quand ils ne voulaient pas tourner comme il faut, on avait besoin d’ouvriers qui grimpaient comme des chats le long des grandes verges des moulins. On les appelait les "moulangeurs". Il y en avait deux à Saint-Hilaire : Raballand et Victor. Les meuniers venaient les chercher de fort loin, jusque de Noirmoutier...
Cherchez-en donc aujourd’hui !
27 mars 1976.

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