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Le "confort" dans les années 40

Sol en terre battue, éclairage au pétrole... ou à l’huile de coudes, la brique pour réchauffer le lit. Seuls les plus âgés peuvent s’en souvenir.

Près de 70 ans après, André Boucher se souvient...

André Boucher se souvient de son enfance
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Dans la maison familiale, le sol était en terre battue et des nids de poules se creusaient. Pour les colmater, on les remplissait avec un mélange de cendre, de terre et de bouse de vache. Avec les balais de genets un peu durs que l’on utilisait, il fallait souvent recommencer l’opération.

L’éclairage électrique n’est arrivé dans cette maison que dans les années 40. Auparavant, il y avait le pétrole, chichement attribué pendant la guerre. Pour l’économiser, le père accrochait son vélo à la poutre et les enfants se relayaient pour tourner le pédalier et activer la dynamo qui éclairait un peu la pièce avec le phare du vélo.

Le soir, on ne traînait pas pour se glisser entre les draps dans la chambre glaciale. Chacun emportait sa brique, entourée de papier journal. Les vêtements servaient de couverture supplémentaire et le matin, ils avaient l’avantage d’être tièdes quand on s’y enfilait sans tarder au réveil.

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