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Les cloches et le carillon
Les cartes postales anciennes nous montrent deux clochers successifs. Un premier en bois, construit en même temps que l’église à la fin du XIXe. le second que nous connaissons aujourd’hui, qui date de 1928.

- Le premier clocher après la reconstruction de l’église en 1898
Le clocher renferme 5 cloches, harmonisées en mi bémol. Nous ne savons pas grand chose des premières cloches. Mais à partir des informations données par le Curé Bernard à la bénédiction des trois nouvelles le 23 octobre 1947, nous pouvons déduire que la paroisse en possédait trois dans son clocher jusqu’à cette date : un mi bémol, un sol et un la bémol.
En 1947, trois nouvelles cloches sont installées
Au moment de la bénédiction de nouvelles cloches le 23 octobre 1947 le curé Bernard précise qu’il fait installer trois nouvelles cloches :
- Anne-Andrée-Thérèse, en fa naturel. Elle pèse 960 kg et a coûté 211 200 Francs. Elle sonne en rétro mitigé et non en lancé à cause de l’étroitesse du beffroi.
- Louise-Françoise-Thérèse, en la bémol. Elle pèse 570 kg et a coûté 131 000 francs
- Marie-Pierre, en si bémol. Poids : 400 kg. 82 000 francs.
La cloche en la bémol remplace Marie-Immaculée, bénite en 1865, trop haute de tonalité pour rester dans l’harmonie. L’Eglise du Vieux Doulon l’a rachetée.
Les cloches font entendre les cinq premières notes de la gamme de mi bémol majeur : mi bémol, fa, sol, la bémol, si bémol.
Quelques mois plus tard, le 1er février 1948, on procède à l’inauguration du carillon équipé du système Marmias.
Aux quarts d’heure, il sonne l’air du cantique "Pour aller à Jésus, Allons chrétiens, Allons par Marie", cantique du Père de Montfort.
Aux heures pleines, il reprend l’air de la Paimpolaise, chanson de Théodore Botrel sur laquelle on avait adapté des paroles pour Saint-Hilaire :
J’aime mon pays Saint-HilaireMon église, au si fin clocherJ’aime surtout mon vieux calvaireLe joyau du Pays de Retz

Les cloches pour accompagner la vie.

- L’Angelus peint par Millet (Musée d’Orsay)
La journée était rythmée autrefois par le son des cloches qui s’entendait à peu près sur toute la commune. Le vent pouvait faire entendre aussi parfois les cloches de Chéméré ou celles de Sainte-Pazanne.
- L’angelus à 7 heures le matin, à midi et à 19 heures. Il s’agissait d’une sonnerie à une seule cloche qui marquait une pause dans le travail. On s’arrêtait pour sortir le casse-croûte ou pour regagner la maison. Ces moments correspondaient aussi à des prières que les plus croyants ont récité longtemps.
- le temps, de quart d’heure en quart d’heure de l’angelus du matin à celui du soir et d’heure en heure la nuit. La nuit, on n’entendait que les coups marquant les heures, sans la mélodie initiale.
- les événements de la vie des paroissiens, le carillon à toute volée pour un baptême ou un mariage ; le glas, mélodie lancinante pour annoncer le décès dès qu’il était connu et la cérémonie de sépulture.
- Dans les grandes occasions on sonnait aussi la cloche : déclaration de guerre, armistice, et encore aujourd’hui pour annoncer le défilé aux Monuments aux Morts le 11 novembre et le 8 mai.
- On pouvait aussi sonner le tocsin en cas d’incendie.
Les sonneries des cloches
Vous trouverez ci-dessous les mélodies des différentes sonneries avec une pâle imitation des cloches. La musique électronique est loin de restituer la richesse harmonique des cloches !
Le quart d’heure

La demi-heure

Les trois quarts d’heure

Pour les heures, la mélodie de la Paimpolaise renvoyant au petit refrain sur Saint-Hilaire, affirmation d’une identité :
l’extrait choisi fait entendre quatre heures.
Pour les événements heureux
Les cloches à la volée
Et pour les décès, le glas


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