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Andréa Boiveau a souvent été "équier" (effeuiller) les choux dans les champs l’hiver pour donner à manger aux vaches à l’étable. Le travail le plus désagréable d’autrefois estime Eloi Guitteny dans une chronique parue en 1976.
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- André Boiveau lit la chronique d’Eloi Guitteny parue en mai 1976.
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Traduction :
Il m’arrive souvent de voir les vaches mâcher interminablement les trognons de choux quand elles ont avalé toutes les feuilles. Une clôture électrique les empêche de toucher aux autres rangs.
Ça m’a rappelé quel travail pénible c’était autrefois que d’effeuiller les choux. Cela ne se faisait qu’à la saison pluvieuse et les femmes y allaient avec les hommes.
Ces choux étaient couverts de rosée. A cette époque là on ne portait pas de cirés comme aujourd’hui, mais des pantalons et des tabliers de droguet [1]. La rosée rentrait dans les sabots qui s’enfonçaient dans la vase. On était donc contraint de marcher les pieds dans l’eau pour faire ce maudit travail.
Dans quel état se mettaient-ils à faire ça ! Les hommes préparaient des liens très longs pour lier les paquets de choux qu’il fallait porter au bout des rangs pour les mettre dans la charrette. Cela faisait des charges très lourdes à porter mais il y avait moins de tours à faire que s’ils n’avaient fait que de petits fagots.
Et puis dans une ferme, une charretée était vite avalée !
Effeuiller les choux et sarcler, c’était les travaux les plus désagréables qu’on pouvait trouver dans notre jeune temps.
Mai 1976
Notes
[1] c’était un tissu de laine, tissé serré, rugueux, généralement marron

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