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Les cafés de St-Hilaire au XXe siècle

Mireille Loquais, écrivain public a reconstitué l’histoire des commerces de Saint-Hilaire. Elle présente ici les nombreux cafés qui animaient la vie locale au courant du siècle dernier. On n’en décompte pas moins de 10 !

« La motte aux cochons »

Au début du XXème siècle, Alexandre Rabreau, client, est tombé amoureux de la jolie Blanche, serveuse dans le café de son oncle. Alexandre épouse Blanche et reprend l’affaire. Entreprenant, il y ajoute une activité de coiffure et une de travaux agricoles en achetant du matériel de battage et un alambic. Avec leurs neuf enfants à nourrir, Alexandre et Blanche se mettent aussi à vendre des engrais et du charbon. Blanche tient le café avec une de ses sœurs ; adroite et bricoleuse, elle refait elle-même les peintures dans la maison et le débit de boisson. Blanche va mourir de gangrène vers l’âge de 50 ans.

Une de ses filles, Jeannette Rabreau reprend le café et se marie avec Louis Rialland. Louis part au régiment en 1939, à la veille de la guerre. Jeannette meurt en couches en 1940, à la naissance de leur fils Louis. Blanche sa sœur, mariée avec Pierre Chauvet, prend le relais, jusqu’au retour de Louis Rialland en 1942. Ce dernier se remarie avec Madeleine Thomas reprend l’activité de café et de commerce d’engrais, y ajoute de la droguerie et cède à Ange Rialland (5, rue de la Bonne fontaine), l’activité de battage et de charbon.

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La Motte aux cochons en 2009

Vers les années 70-80 le café est repris par Jacques Chauvet qui donne au lieu le nom de « Motte aux cochons » en souvenir d’un usage ancien (il se tenait en effet une foire aux cochons autrefois, sur la place devant le café) et lance de l’animation musicale dans le lieu. Quand Jacques cesse son activité, le café reste fermé quelques années puis Hélène Binet lui redonne vie, vers les années 90 en poursuivant l’animation musicale avec, en particulier « les trois jours de la Motte », chaque week-end de Pâques. A son départ le café reste à nouveau fermé deux années puis est repris par Laetitia quelques mois et enfin par Rodrigue et Mickaëla, les gérants actuels. Aujourd’hui, le lieu est reconnu comme un rendez-vous de découverte de talents musicaux mais aussi comme café citoyen avec un programme de débats sur des thèmes de société. (Dominique Lemaire, écrivain public a imaginé en 1997 une nouvelle autour de ce café, «  les trois jours de la Motte aux Cochons ». Cette nouvelle est empruntable à la bibliothèque).

Le « café Guitteny »

Ce café, au 13, place de l’église, a été tenu par la famille Guitteny pendant de longues années. Maria, épouse d’Eloi le forgeron, en était la maîtresse des lieux. Eloi est célèbre pour ses écrits sur l’histoire du Pays de Retz. Le café est ensuite transmis à Charles, leur fils, qui poursuit l’activité de forge (en construisant un vaste atelier aux Barbussières) tandis que sa femme Paulette tient le café. En 1986, un an après le décès de Charles, Paulette vend le débit de boisson (tandis que la forge est exploitée depuis plusieurs années par son fils Michel et Isabelle sa femme) qui est racheté par Hubert et Véronique Ecorse. Véronique avait déjà repris à Lucienne André l’activité de bureau de tabac, presse, rue de la mairie, qu’elle rapatrie au café. Plusieurs gérants vont ensuite se succéder dans le lieu jusqu’à Claude Rambeaud, actuel cafetier.

L’hôtel du cheval blanc 

Il se trouvait au 11 place de l’église et semble, sur les cartes postales anciennes, d’une belle envergure. Il a complètement disparu comme lieu de commerce quand une belle demeure bourgeoise fut construite à son emplacement.

La buvette de la gare.

A la gare, dans un petit bâtiment, depuis longtemps disparu, sur le bord de la voie ferrée, la mère Bertreux tenait une buvette fréquentée par les clients du train de Paimboeuf, avant la guerre 39-45. Elle se faisait aider par Marie Sauvaget, une gentille et jolie jeune fille, estimée de tous. Courageuse Marie, née hors mariage et rejetée par l’homme qui épousa sa mère quelques années après sa naissance. Elle avait été recueillie et élevée par la généreuse Marie Imbert.

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La terrasse du café de la gare, sur le quai

Le café-hôtel de la gare

A l’angle de la rue de l’Allée et de la rue de la gare, au 22. Il était tenu par Jules Blanchard et sa femme, en plus de la menuiserie. Son fils Paul et sa femme prennent le relais et Paul adjoint au bistrot une activité de coiffure. Au décès de Paul, sa femme retourne dans sa famille à Fresnay tenir le commerce de ses parents et le café est vendu à René Relandeau qui exerce également le métier de garagiste. Le lieu change à nouveau de main, repris par m. Grellier, cordonnier arrivant de Bourgneuf. Au départ de ce dernier le café ferme définitivement. (recouper ces renseignements avec d’autres… voir monsieur Roger Poyvre rue de Bonne-Fontaine)

Le café rue de la gare

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le café Bâtard dans les années 30

Au 12 rue de la gare, Sidonie, femme de Camille Batard tenait le « café du commerce » tandis que son mari avait une activité de comissionnaire-transporteur et commerçant en engrais. La grande salle pouvait accueillir des repas de famille. Le café a dû fermer dans les années 70.

Le café de « la Boule d’or »

Au 4, rue de la mairie. Il était tenu par la famille Bossis. Quand le père Ferdinand meurt, Camille, sa veuve, surnommée Poupette, épouse le boucher Joseph Paty, installé rue Clos Paulet. Maurice Rabreau, électricien de métier, rachète « la Boule d’Or » en 1938 et sa femme Anne-Marie s’occupera du lieu jusque dans les années 60 ( ?). A sa cessation d’activité le lieu perdra définitivement sa vocation de débit de boisson. 

Café Prudo

Au 16, rue de la mairie, Virginie, couturière, épouse Prudo, a ouvert un café. Marie-Louise Poitard, d’une famille de boulangers, y vendait des brioches le dimanche, à la sortie de la messe et des Vêpres. Le café n’a pas perduré après Virginie et a été fermé en 1951.

Le café Pipaud du Pont-Béranger

Dans la petite maison basse, à gauche, à l’entrée de l’impasse des Fileries, la mère Pipaud, dont le mari travaillait aux carrières, tenait un café, avant la guerre 39/45.

Le café Brazeau du Pont Béranger

Madame Brazeau du Pont Béranger avait ouvert un café en bordure de la route Nantes-Pornic, dans la petite maison basse, actuellement 12 route de Rouans. Son mari était roulier pour les carrières. Elle fait ensuite construire un peu plus haut, sur la route qui remonte vers Sainte-Pazanne, une grande maison, à étage, (actuellement le 5 route de Rouans) dont elle réserve une partie du rez-de-chaussée pour une grande salle de café et une autre pour une épicerie. (Madame Brazeau avait fait ériger une chapelle dans son jardin et le curé Bernard venait parfois y dire des messes. Cette chapelle est aujourd’hui démolie). Elle était approvisionnée par le grossiste Bigeard, de Saint-Père en Retz. Sa fille Adrienne Bégot, travaille à ses côtés pendant de longues années. Elle poursuit l’activité d’épicerie jusqu’à environ 1963. Le café ferme quelques mois plus tard. Ce lieu est connu à Saint-Hilaire comme le café de « Bugati ». Bugati, c’était le surnom de Claudien, le frère d’Adrienne, menant grande vie et qui possédait une Bugati 1933. Passionné de voitures de prestige, il s’est tué plus tard au volant d’une grosse américaine.

2 Messages de forum

  • Les cafés de St-Hilaire au XXe siècle
    Le 12 mars à 10:07 , par Thérèse Lucas (Rabreau)

    Monsieur Prudo se prénommait Joseph.
    La Boule d’or a cessé de fonctionner entre 1968 et 1970

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  • Les cafés de St-Hilaire au XXe siècle
    Le 12 mars à 10:21 , par Thérèse Lucas (Rabreau)

    Monsieur Prudo se prénommait Joseph.
    La Boule d’or a cessé de fonctionner entre 1968 et 1970.

    Réponse 2 à cet article :

    Le café "La motte aux cochons" s’appelait "Au fin gourmet" quand il était tenu par Alexandre et Blanche Rabreau.

    Le café Prudo était tenu par Virginie et sa soeur Angélina.

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