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La Cour-des-Landes, la Gilardière et le Poirier-Chapelet changent de propriétaires en 1743

Un acte déniché aux Archives départementales de Loire-Atlantique en fait foi. Il date de 1743. Le châtelain du chateau de La Salle en Fresnay devient le nouveau propriétaire. C’est la famille Louerat de la Cour-des-Landes qui nous a transmis une copie de ce document.

En présence des notaires de la cour Royale de Nantes et de la juridiction de la Basse Ville en Saint Hilaire de Challéon, demeurant séparément en la ville de Machecoul soubsignés, Messire Louis de la Roche Saint André, chevalier seigneur de la Salle, la Noé Briord, Fresnay et autres lieux, demeurant en son château de la Salle, paroisse de Fresnay, a pris et appréhendé, la réelle actuelle possession de trois métairies, l’une appelée le Poirier Chapelet, l’autre la Girardière, et l’autre la Cour des Landes, sittuées en la paroisse de Saint Hilaire de Challéon, au Fief et seigneurie de la Basse Ville, refférées et mentionnées au contrat de vente luy faite, le 5 décembre 1742, au rapport de Sorreau et son collègue, notaires Royaux de la dite cour de Nantes , contrôllé refféré et insinué à Bourgneuf le dit jour par Paumiet, par Dorothée Lafond veuve de déffunt Joseph Lesieur vivant marinier ; et procuratrice spéciale de Jeanne Guichard veuve d’André Lafond marinier, suivant la procuration réfférée au dit contrat, le sieur Pierre Bonfils, constructeur de navire, procureur de droit de demoiselle Marguerite Pagot son épouse, et comme tuteur de René Rocher fils mineur de René Rocher et Michelle Guichard. Le sieur Gilles Bonfils aussy constructeur de navire garde naturel de ses enfans et de feue Marguerite Pagot son épouse et autres dénommés au contrat, pour le prix et somme de quinze mille livres, prix principal du dit contract payé comptant lors d’iceluy, ainsi qu’il est plus au long porté par le dit contract, pour le dit seigneur de la Roche Saint André, s’être avec nous transporté sur les héritages dépendant de la dite acquisition mentionnés au dit contract ; et dans l’aveu du 28 avril 1734, raporté par Guillochon collègue notaire du duché de Retz à Machecoul, refféré et contrôllé le 29 ensuivant par Fougery, au pied duquel est la réception en l’audience de la dite juridiction de la Basse Ville du 22 mars 1735 signé Brénon , estre entré dans tous les logements des trois métairies , ouvert et fermé les porte et fenestre, fait feu et fumées, bu et mangé, transporté sur les rues et issues, jardins, prés paturaux terres labourables et non labourables et généralement sur tous les domaines et droit en dépendant, fait émotion de terre, coupé bois, arraché herbe, circuit, environné chacun en particulier, fait tous actes de vray propriétaire pour le dit seigneur de la Roche Saint André s’acquérir bonne et vallable possession des dites métairies, circonstances et dépendances d’icelles, suivant la coutume, de quoy, il nous a requis le présent acte que nous luy avons octroyé pour luy valloir e servir ce que de raison, le tout fait en plein jour sans opposition de personne,.
Clos et arresté sur les lieux. Contentieux pour la signature du dit Seigneur de la Roche Saint André requérant.
L’an Mil sept cent quarante trois, le Jeudi sixième jour du mois de Juin, environ les cinq heures de l’après midy.
Signé Louis de la Roche de Saint André

(6 juin 1743 – Archives Départementales de Loire-Atlantique 4 E 2/655)

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L’emplacement des trois métairies.
On voit nettement la trace du chemin qui reliait les 3 métairies à l’époque où l’on ne circulait pas en automobile.

L’affaire est compliquée. Deux personnes ont des procurations :

  • une veuve, Dorothée Lafond, défend les intérêts de sa belles-sœur, Jeanne Guichard, elle-même veuve de André Lafond, marinier.
  • un constructeur de navire, Pierre Bonfils, défend les intérêts de René Rocher, enfant mineur de Michelle Guichard et de René Rocher, (eux-mêmes décédés ?)

Il semble donc que la possession était jusque là entre les mains de cette famille Guichard. La propriété est achetée 15000 livres par Louis de la Roche de Saint-André qui vit au Chateau de la Salle à Fresnay. Avant la vente, tout le monde s’est rendu sur les lieux. L’acquéreur a pu visiter chaque maison, vérifier l’état de chaque cheminée et tout le domaine. Il a fait tout ce que doit faire "un vrai propriétaire" avant que le notaire ne lui donne son certificat de propriété qui est reproduit ci-dessus.

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