Pages d’histoire > Le XIXe siècle > Inauguration du cimetière actuel en 1869
Quand il a fallu se résoudre à transférer le cimetière, les débats ont été interminables sur l’emplacement futur. Plusieurs projets se sont succédé sur la route de Bourgneuf, sur celle de Ste-Pazanne, pour s’arrêter un moment sur le "Pré de la forge" à la sortie du bourg sur la route de Chéméré. Mais ce projet a suscité des oppositions et ne remplissait pas les conditions légales de distance aux habitations pour installer un cimetière.
Finalement, le curé Brunelière sauva la situation en proposant un terrain de son "pourpris" autour du calvaire. Nous reproduisons ici le récit du registre paroissial écrit par son successeur, le curé François Bernard, installé en 1870.
Extrait du registre
Le sept octobre 1869 a été béni solennellement par M. Bouyer, curé d’Athon, autorisé à cet effet par Monseigneur l’Évêque de Nantes, le nouveau cimetière situé autour du calvaire. Depuis longtemps on parlait de changer le cimetière sans rien arrêter ni terminer.
Enfin, M. le Curé, prévoyant que dans un avenir prochain, il faudrait rebâtir l’église et que, pour le faire sur un plan convenable, il faudrait la reconstruire ailleurs ou faire un autre cimetière, ayant déjà fait modifier le tracé des routes qui coupaient une bonne partie du cimetière et même une partie de l’église, voyant qu’il n’y avait point d’emplacement convenable dans les environs du bourg s’est déterminé bénévolement pour l’utilité commune avec l’agrément de l’Évêché à céder un terrain autour du calvaire sur le pourpris de la cure, mais à certaines conditions :
- 1 – que les murs de l’ancien cimetière seraient conservés soit pour éloigner le bruit et les animaux de l’église, soit pour conserver l’espace nécessaire à la reconstruction de l’église et empêcher l’administration des chemins de s’emparer du terrain.
- 2 – que les terres de l’ancien cimetière seraient transportées le plus tôt possible dans le nouveau et jamais vendues
- 3 – que si l’église était reconstruite ailleurs, le haut de l’ancienne serait conservé, réduit à la dimension d’une chapelle stationnale pour les processions.
- 4 – que la moitié du prix des concessions de terrain faites dans le nouveau cimetière appartiendrait à la fabrique.
Ces conditions ont été acceptées par M. le Marquis de Juigné, maire à cette époque, et par les autorités locales et supérieures qui ont eu en main l’acte de cession et les conditions apposées.
