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Des réfugiés à St-Hilaire

Les trois sœurs Pipaud, le mari de l’une d’entre elles et les deux sœurs de celui-ci se sont réunis pour remuer les souvenirs.

Pendant la guerre, elles avaient entre 10 et 20 ans. L’âge de travailler déjà à la maison et sur la ferme. Le Père Pipaud avait un sens aigu de la solidarité et quand on demandait de l’aide, il était toujours là.

Le petit Marc

Il venait de la ville. Le curé en chaire avait demandé si des familles pouvaient accueillir des enfants qui vivaient à Nantes ou à Saint-Nazaire. Dans les villes, on avait bien du mal à s’approvisionner et les menaces de bombardement étaient angoissantes. Sans doute y avait-il des liens entre les paroisses et le curé avait pu relayer la demande d’un confrère.

L’accueil de Marc
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C’est ainsi que Marc est arrivé à Saint-Hilaire un jour avec sa mère. Elle n’avait pas pu repartir le soir même et l’une des filles avait partagé son lit avec elle. Le gamin avait 2 ans et les grandes filles de la maison ne se sont pas fait prier pour s’en occuper. Il a grandi au Clos-Paulet et se souvient encore aujourd’hui des raclées échangées avec Léon Ecorse, le voisin un peu plus vieux.
Des liens forts se sont créées entre les deux familles et Marc est toujours en contact avec la famille qui l’a hébergé dans les années de guerre.

Denise, élève à Toutes-Aides.

Toutes-Aides étrait un pensionnat pour les jeunes filles qui voulaient et pouvaient continuer leur études après l’école primaire. Mais c’était aussi une école de quartier. Jeanne Pipaud-Chauvet était élève à Toutes-Aides pendant la guerre. Elle y préparait son bac, parcours fort rare à l’époque. Un jour, la directrice s’est adressée aux élèves plus âgées originaires de la campagne pour savoir si leur famille ne pourrait pas accueillir une enfant de la ville....

Jeanne ramène Denise à Saint-Hilaire
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Denise elle aussi a gardé des liens avec la famille Pipaud et est revenue en vacances à Saint-Hilaire bien longtemps après la fin de la guerre.

Les réfugiés qui débarquaient du train

Les enfants mis à l’abri à la campagne ne constituaient pas le gros des réfugiés. Mais des contingents arrivaient par le train, lâchés de gare en gare, à qui il fallait trouver un abri. Les Chaléonnais volontaires allaient "choisir" leurs réfugiés qu’ils ramenaient à la maison. Ils leur affectaient une chambre et parfois un réchaud pour cuisiner. L’école a vu augmenter ses effectifs...

Les régugiés du train
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