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Bénédiction du calvaire de la Milsandrie en 1947

C’était le mercredi des Rogations et les enfants échappaient à l’école. Le registre paroissial nous raconte l’événement et la famille Boutet-Avril nous a prêté les photos prises pour l’occasion.

Le registre est écrit d’une petite écriture fine qui n’est pas celle du curé Bernard, qui n’est pas présent non plus sur les photos. Où était-il ? Qui le remplaçait ? Toutefois, il a laissé sa marque sur le registre par le petit dessin du calvaire. Dessin à la plume trempé dans l’encre violette de l’époque, colorié ensuite au crayon de couleur.

Voici le récit du registre :

14 mai 1947 : Bénédiction d’une nouvelle croix à la Milsandrie le mercredi des Rogations.

Le but de cette troisième journée des Rogations était d’aller bénir le nouveau calvaire érigé par tout le village de la Milsandrie.

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Le calvaire dessiné par le curé Bernard

Il y a 62 ans, vers le 10 Août 1985, Melle Marie Ferré d’Arthon, qui possédait une petite borderie dans le village avait fait élever une belle et grande croix sur ses terres, premier champ à gauche en arrivant au village. Le temps vont venir à bout de cette croix de bois et même du socle construit plus solidement. Le champ était devenu la propriété de la famille P. M Gallais, qui ne voulait pas réédifier toute seule le monument. Elle promit de donner le Christ de l’ancienne croix si le village voulait en édifier une nouvelle.

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Le monument construit par l’entreprise Ecorse

Monsieur le Curé réunit le village, recueillit les fonds et avec tous, décida de l’érection d’un beau monument. Le socle est de maçonnerie avec lancis et crochets de brique pressée. La corniche de ciment blanc, la croix de ciment blanc armé. Le Christ est en fonte. Le tout repose sur fondations de pierres et chaux hydraulique recouvertes de pentes gazonnées. Par devant, trois marches de ciment. Tout autour, une petite murette de ciment. La hauteur totale est de six mètres. Le monument est bâti sur propriété communale en bordure de route et devant la maison d’Alexandrine Olivier, veuve Pacaud [1]. L’entrepreneur est Auguste Ecorse du bourg.

Deux cent cinquante à trois cents personnes étaient là réunies pour cette bénédiction solennelle. Il faisait très beau temps. Des photos ont été prises. Le plan a été fait par Monsieur le curé R. Bernard.

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Enfants des écoles, du village et choristes
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L’assistance au grand complet
Les gens du village, ceux de la procession, les choristes, les marguillers portant croix et bannière.

Notes

[1] qui deviendra Sandrine Boiveau, la femme de Clair, rue de l’Abreuvoir

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